ARTS MARTIAUX DE DANNEMARIE

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JUDO

 

HISTORIQUE

Le souhait de son fondateur Jigoro Kano était de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales en prenant comme départ le jujutsu, art martial pratiqué par les Samouraï. La légende dit que les principes du judo furent découverts lors d'un hiver rigoureux, en remarquant que les branches d'arbres réagissaient différemment sous le poids de la neige abondante. Les plus grosses cassaient alors que les plus souples pliaient et se débarrassaient de « l'agresseur ». La voie de la souplesse était née...

Le judo connut un succès qui s'étendit largement au-delà des frontières japonaises, et contribua largement à populariser les arts martiaux japonais.

Le judo commence à être enseigné au Japon en 1882 au Kodokan, en France dès 1935 par Maître Kawaishi. Ce dernier créé le Jujitsu Club de France, mais la Fédération française de judo sera créée en 1946. C'est aussi à cette époque que se développera le côté sportif et qu'apparaîtront les premières compétitions. Le nombre de pratiquants de par le monde s'accroit alors considérablement.

Le judo est l'art martial le plus pratiqué en France, devant le Karaté et l'Aïkido, il est également un sport, le troisième le plus pratiqué en France en 2000 avec près de 550000 licenciés. Il est devenu officiellement discipline Olympique en 1972 à Munich et a représenté à Athènes le 3ème sport le plus« universel » avec pas moins de 98 pays participants.

 

DESCRIPTION Le terme judo est composé de 2 Kanji signifiant :

  •  : Souplesse
  •  : L'art, la voie

Judo peut donc se traduire par la voie de la souplesse...

 

RITUEL

Entrée

Juste avant le combat proprement dit, les deux combattants effectuent l'entrée sur le tatami et le saluent. Ils saluent une première fois le tapis de l'extérieur, puis ils rentrent en passant derrière les juges de coin, pour aller se positionner au centre du tapis, face à face derrière la zone de danger (la bande rouge). De là, ils attendent le signal de l'arbitre, qui fera signe en rapprochant ses bras tendus en face de lui. Ils saluent alors une première fois la surface de combat(ce salut n'est plus obligatoire depuis 2004 pour les compétitions mais il a été maintenu pour les "démonstrations" aussi appellées kata), puis lorsqu'ils sont à distance de combat, soit environ trois mètres, ils se saluent mutuellement et attendent le signal de départ HAJIME.

Sortie

Lorsque l'arbitre a donné le signal de fin et désigné le vainqueur, les deux combattants sortent en effectuant l'inverse de l'entrée : ils se saluent, puis saluent la zone de combat pour enfin saluer le tapis à leur sortie.

 

TECHNIQUES La plupart des techniques utilisées en judo visent à déséquilibrer l'adversaire pour le faire tomber au sol. On distingue :

  • les techniques de jambes : ashi waza
  • les techniques de bras : te waza
  • les techniques de hanches  : koshi waza
  • les techniques de sacrifice : sutemi waza, où le pratiquant accepte de perdre son équilibre pour faire chuter son adversaire.

Une fois l'adversaire à terre, on peut appliquer une technique d'immobilisation (osae-komi waza), d'étranglement (shime waza) ou une clef (kansetsu waza).En plus des techniques de projections, d'immobilisations, de luxations et de strangulations, le judo, comme de nombreux autres arts martiaux, comprend un ensemble de katas. Les plus connus d'entre eux sont:

  1. Nage-no-kata (kata des projections) composé de 5 groupes (te-waza, koshi-waza, ashi-waza, mae-sutemi-waza, yoko-sutemi-waza)
  2. Katame-no-kata (kata des contrôles) composé de 3 groupes (osae-komi-waza, shime-waza, kansetsu-waza)
  3. Kime-no-kata (kata de la décision)
  4. Ju-no-kata (kata de la souplesse)
  5. Goshin-jutsu-no-kata (kata de self-defense)
  6. Koshiki-no-kata (kata antique)
  7. Itsutsu-no-kata (kata des Cinq)
  8. Nanatsu-no-kata (kata des Sept)

Ces katas représentent des exercices de style, de concentration particulièrement difficiles et constituent la source même des principes du Judo. La bonne exécution de ces katas nécessite de ce fait de longues années de pratique pour permettre au judoka d'en saisir le sens profond.

ARBITRAGE Les arbitres en judo ont pour mission :

  • D'accorder les avantages ou la victoire aux combattants suite à des techniques partiellement ou totalement réussies.
  • De maintenir l'intérêt du combat et d'assurer la sécurité des combattants en arrêtant et en faisant reprendre le combat lorsque c'est nécessaire.
  • D'informer les combattants et la table (et si possible les spectateurs) du déroulement du combat, par exemple lorsqu'il y a début d'immobilisation...
  • De faire respecter les règles et d'appliquer les sanctions appropriées si nécessaire.

Dans les compétitions officielles, trois arbitres assurent l'arbitrage d'un combat : un arbitre dit «arbitre central» en position debout et qui se déplace avec les combattants, et deux arbitres dits «arbitres de coin», qui se trouvent assis aux deux coins opposés de la surface de combat. L'arbitre central prend les décisions en priorité. Le rôle des arbitres de coin est de donner leur avis en cas de désaccord avec la décision de l'arbitre central. Pour cela, ils utilisent les mêmes gestes d'arbitrage que l'arbitre central. Lorsqu'un seul des deux arbitres de coin donne son avis, l'arbitre central prend cela comme une suggestion, il peut ou non approuver sa décision. Si les deux arbitres de coin sont d'accord contre l'avis de l'arbitre central, celui-ci doit rectifier sa décision. Dans les autres cas, l'arbitre central a toujours la possibilité de revenir sur sa décision, s'il pense s'être trompé. L'arbitre de coin détermine également si une action est validée ou non selon qu'elle a été exécutée dans ou hors des limites du tapis.On distingue l'arbitrage du combat dans les phases de tachi wasa (combat debout) et de ne wasa (combat au sol), les techniques employées n'étant pas les mêmes. Pour se faire comprendre, l'arbitre utilise des termes d'arbitrage précis souvent accompagnés d'un geste, afin d'être compris aussi de loin.

TERMES D'ARBITRAGE Voici une liste des termes d'arbitrage employés en compétition et leur signification :

  • Termes génériques
    • HAJIME : Combattez
    • MATTE : Arrêtez et revenez en place
    • SOREMADE : Fin du combat
    • SONOMAMA : Ne bougez-plus! (lorsque l'arbitre veut vérifier quelque chose sans l'issue du combat)
    • YOSHI : Reprenez le combat (après SONOMAMA)
    • HANTEI : D écision des juges
  • Avantages
    • KOKA : Petit avantage
    • YUKO : Avantage moyen
    • WAZA-ARI : P resque la victoire
    • IPPON : Victoire acquise (point), fin du combat
  • Combat au sol
    • OSAE-KOMI : D ébut d'immobilisation
    • TOKETA : S ortie d'immobilisation
  • Sanctions
    • SHIDO : F aute légère
    • HANSOKU-MAKE : F aute grave ou accumulation de fautes légères, disqualification

On notera qu'il existait deux autres sanctions : CHUI (faute moyenne) et KEIKOKU (avertissement avant disqualification), celles-ci ont été supprimées en 2002 : toutes les fautes qui valaient d'être sanctionné d'un CHUI valent maintenant SHIDO et celles sanctionnées directement de KEIKOKU valent maintenant une disqualification.

| ©2005 Moissi1 pour les ARTS MARTIAUX DE DANNEMARIE